Publiée dans un programme radio de 1953 (Radiocorriere), cette photo a été prise en studio à Rome en 1950, dans les studios de la RAI, Via Asagio.
Django Reinhardt joue sur une guitare Mogar équipée d’un micro de guitare éléctrique. On a souvent pensé que Django avait fait ces enregistrements avec une archtop à cause de ce son typique mais le micro est ici rapporté.
En examinant les détails, tout porte à croire que ce cliché a été pris en même temps que l’autre photo de cette session d’enregistrement, déjà connue, représentant Django avec le saxophoniste André Ekyan, le contrebassiste Alf Masselier et le pianiste Ralph Schécroun. Il manque le batteur Roger Paraboschi sur la photo.
Le virtuose manouche à en tout cas l’air de s’amuser comme un fou sur ce « nouveau » cliché.
Merci à Guillaume Lesigne d’avoir partagé cette découverte faite grâce à un groupe de collectionneurs italiens.
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Published in a 1953 radio program (Radiocorriere), this photo was taken in a studio in Rome in 1950, at the RAI studios on Via Asagio.
Django Reinhardt is playing a Mogar guitar equipped with an electric guitar pickup. It was often thought that Django made these recordings with an archtop guitar because of this distinctive sound, but the pickup is a separate piece.
Examining the details, everything suggests that this photo was taken at the same time as the other known photo from this recording session, showing Django with saxophonist André Ekyan, bassist Alf Masselier, and pianist Ralph Schécroun. Drummer Roger Paraboschi is missing from the photo.
The Gypsy virtuoso certainly looks like he’s having a blast in this « new » picture.
Thanks to Guillaume Lesigne for sharing this discovery, made thanks to a group of Italian collectors.
Pour fêter son 140e anniversaire, la maison Henri Selmer France a produit un documentaire en 6 parties visionnable sur Youtube et les réseaux sociaux. Il met à l’honneur ses légendaires guitares développées par Mario Maccafferri et popularisées par Django Reinhardt.
L’histoire des guitares Selmer
Longtemps mise de côté et considérée comme anecdotique par une des plus grandes maison d’instruments à vent du monde, la production des guitares Selmer est superbement mise en valeur dans cette série documentaire, pour le plus grand bonheur des amateurs de lutherie guitare, de Django et de jazz manouche.
A travers divers témoignages de spécialistes, de luthiers, de musiciens et de documents d’archives, Selmer nous fait revivre les innovations, les techniques de fabrication et les artistes qui ont fait entrer ces guitares dans la légende.
A découvrir d’urgence que vous soyez néophyte ou complètement mordu ! Voici une belle initiative à saluer de la part de ce fabricant qui avait étrangement négligé de valoriser ce glorieux passé depuis des décennies, laissant le champ libre a des légions d’imitations copiant sans vergogne le design, l’accastillage et même le logo des guitares Selmer.
De nouvelles guitares Selmer en fabrication ?
Enfin, attention scoop : cette série de mini-documentaires serait un prémice à l’annonce d’une production officielle de guitares ! Quelques artistes auraient étés approchés pour en faire la promotion et la fabrication aurait été confiée à un(e) ou plusieurs luthiers français. Un nouveau cordier aurait été dessiné pour l’occasion. Au niveau des tarifs, on en sait pas plus pour le moment. Des rumeurs indiquent des prix très élevés mais ce n’est que spéculation et il en est de même concernant le type de production : ces guitares seraient-elles produites en série ou en édition limitée ? Un indice pourrait se trouver dans le fait que Henri Selmer Paris a déjà produit certains instruments en édition limitée pour ce 140e anniversaire : saxophones alto, tenor, clarinette Sib et becs.
Il y a une quinzaine d’années de cela, un des héritiers Selmer caressait le projet de refabriquer en série ces mythiques guitares, en les déclinant en deux gammes : un modèle dans les 1500 euros (équivalent au prix des originales) et un modèle de luxe dans les 2500/3000 euros. Une stratégie qui aurait été payante a coup sûr en pleine mode du jazz manouche. Quand on regarde aujourd’hui la qualité d’instruments asiatiques fait à la main ou en atelier de type Eastman ou Alatamira, cela pourrait être une idée toujours très convaincante.
Nous saurons bientôt ce qu’a décidé de faire Henri Selmer Paris. Si la série est limitée, il n’y en aura pas pour tout le monde. Espérons que cela ne sera pas réservé qu’à de riches collectionneurs qui accrocheront çà au mur de leur salon à côté de leurs Selmer vintage à 25 000 euros… Du temps de leur heure de gloire, les guitares Selmer affichaient un prix non négligeable correspondant à un certain niveau de qualité mais restaient accessibles aux musiciens.
Does the documentary by Henri Selmer Paris on the history of his guitars and Django Reinhardt announce a new manufacturing? To celebrate its 140th anniversary, the house Henri Selmer France produced a documentary in 6 parts viewable on Youtube and social networks. It honors its legendary guitars developed by Mario Maccafferri and popularized by Django Reinhardt.
History of Selmer guitars
Long set aside and considered as minor by one of the largest wind instruments in the world, the production of Selmer guitars is superbly highlighted in this documentary series, to the delight of guitar lutherie, Django and gypsy jazz fans.
Through various testimonies of specialists, luthiers, musicians and archival documents, Selmer makes us relive the innovations, manufacturing techniques and artists who made these guitars legendary.
It’s a must see whether you are a neophyte or a complete nerd! This is a great initiative to welcome from the manufacturer who had strangely neglected to value this glorious past for decades, leaving the field open to legions of imitations, shamelessly copying the design, hardware and even the logo of the Selmer guitars.
Brand new Selmer guitars to come?
Finally, attention scoop: this series of mini-documentaries would be a prelude to the announcement of an official production of guitars! A few artists would have been approached to promote it and the manufacture would have been entrusted to one (e) or several French luthiers. A new tailpiece would have been designed for the occasion. At the level of tariffs, we do not know more at present. Rumours indicate very high prices but this is only speculation and it is the same about the type of production: would these guitars be produced in series or limited edition? One clue might be the fact that Henri Selmer Paris has already produced some limited edition instruments for this 140th anniversary: alto saxophones, tenor, clarinet Sib and beaks.
About fifteen years ago, one of the Selmer heirs was planning to mass-produce these legendary guitars, offering them two ranges: a 1500 euros model (equivalent to the price of the originals) and a luxury 2500/3000 euros model. A strategy that would have surely successful during the gypsy jazz frenzy. Looking at today’s quality of Asian workshop or handmade instruments like Eastman or Alatamira, it would still be a much convincing idea.
We will soon have what decided to do Henri Selmer Paris and if the series is limited there will not be for everyone. Let’s hope that this will not be reserved for rich collectors who will hang it on the wall of their living room next to their vintage Selmer at 25,000 euros… At the time of their glory, Selmer guitars had a significant price corresponding to a certain level of quality but remained accessible to musicians.
C’est une découverte extraordinaire : j’ai le plaisir de vous présenter en exclusivité des photos de Django Reinhardt totalement inédites, jamais vues depuis 1947. Merci à Guillaume Dambier pour ce partage.
Une piste pour des photos inconnues de Django
Elles ont pu être mises au jour le mois dernier après une demande auprès du fils du photographe Georges Dambier via le site dédié à son oeuvre... Cette enquête faisait suite à une information collectée grâce à Daniel Richard dans le cadre de ses recherches sur Eddie et Nicole Barclay. Elles lui ont permit d’identifier l’auteur d’un cliché connu de Django Reinhardt. En remontant le fil à partir de là et en recoupant avec une autre mention figurant sur un cliché déjà publié sur ce site, ces photos ont pu être retrouvées dans les archives de M. Dambier dont elles ne sont pas sorties depuis 77 ans !
Elles auraient été prises au Jimmy’s en décembre 1947. La photo ci-dessous où le premier fils de Django est présent ne serait peut-être pas prise le même jour. Peu d’éléments subsistent pour une datation et une location précise mais toute nouvelle information sera mise à jour.
Quel plaisir de s’imaginer à la place des convives de cette soirée. Ils ont eu droit à un concert privé de Django accompagné de son frère Joseph alias « Nin-Nin ». Ce dernier semble jouer sur une guitare aux éclisses en érable ondé voire pommelé qui pourrait être une Di Mauro si l’on en juge par la forme de la tête, caractéristique.
En revanche, Django joue pour sa part sur un modèle jamais vu et a priori totalement inconnu des experts ès guitares djangoesques ou copies Selmer Maccaferri. Autrement dit : on n’a jamais vu de documents figurant Django Reinhardt jouant dessus, ni personne d’autre ! Un instrument rare en soi.
Les 3 experts consultés lors de la rédaction de cet article n’ont pas pu l’identifier. Bien que la plaque de protection ou la rosace puisse évoquer Busato à certains, la forme particulière de la tête ne correspond pas à celles fabriquées par le luthier, que ce soit les archtop ou les copies Selmer. Idem pour Sonora et Buccolo, a priori. On peut cependant remarquer la présence d’un micro monté sur la guitare, très proche de ceux que pouvait installer Busato à cette période ou après. La présence de repères de touches rectangulaires encore très peu communs est également une caractéristique notable.
Une chose est sûre : si jamais cette guitare a appartenu à Django, il ne l’a pas conservé longtemps. Ce fut le cas de toutes ses guitares à part une maigre poignée, notamment sa fameuse Selmer 503 léguée par sa veuve Naguine au musée de la musique de Paris ou sa Busato conservée par Alain Antonietto.
Après la découverte récente de la Chouette d’Or, avis donc aux guitarologues : la chasse de la mystérieuse guitare blanche est ouverte !
This is an extraordinary discovery: I have the pleasure of exclusively presenting never-before-seen photos of Django Reinhardt, unseen since 1947. Thanks to Guillaume Dambier for sharing them.
A promising lead for previously unseen Django Reinhardt photos
They were uncovered last month after a request was made to the son of photographer Georges Dambier via the website dedicated to his work. This investigation followed information collected thanks to Daniel Richard as part of his research on Eddie and Nicole Barclay, which allowed him to identify the author of a well-known photo of Django Reinhardt. By tracing the thread from there, these photos were found in archives, where they had remained for 77 years!
They are believed to have been taken at the Jimmy’s bar in December 1947. Though, the photo featuring Django’s first son Lousson ‘is present and (playing the guitar), may not have been taken on the same day than the two others. Few details remain for precise dating and location, but any new information will be updated.
Previously unseen pictures… with an previously unseen guitar!
Just imagine the joy of being seated amlong the guests that evening. They were treated to a private concert by Django, accompanied by his brother Joseph, also known as ‘Nin-Nin.’ The latter appears to be playing a guitar with flamed or quilted maple sides, which could be a Di Mauro judging by the distinctive shape of the headstock.
Django, on the other hand, is playing a model never before seen and, at first glance, entirely unknown to experts on Django-style or Selmer Maccaferri replicas guitars. In other words, no one has ever seen Django Reinhardt playing it, nor anyone else! A rare instrument indeed.
The 3 experts consulted during the writing of this article were unable to identify it. The pickguard or the soundhole could suggest Busato, but the distinctive shape of the headstock does not match those made by the luthier, whether it be the Archtop models or the Selmer replicas. The same goes seemingly for Sonora and Buccolo. We can spot a pick-up on the guitar, ressembling those Busato would mount at this era or after. Another noticeable feature is the use of rectangular dot marks on the fretboard.
One thing is sure: if this guitar ever belonged to Django Reinhardt, he didn’t keep it for long. This was the case with all his guitars, except for a small handful, notably his famous Selmer 503, bequeathed by his widow Naguine to the Musée de la Musique in Paris, or his Busato, given to Alain Antonietto by one of Django’s sister.
After the recent discovery of the french « Chouette d’or » (« Golden Owl »), here is a new challenge, this time for guitar enthusiasts: the hunt for the mysterious white guitar is on! »
Vous avez sûrement déjà vu cette sublime série de photos de Django Reinhardt prise à New York lors de sa tournée en 1946 au sein de l’orchestre de Duke Ellington ? On peut y voir Django Reinhardt poser ses mains sur une guitare Levin De Luxe, prêtée pour l’occasion par Fred Guy, guitariste alors attitré de Duke Ellington.
Mise en vente à plusieurs reprises ces dernières décennies, cette guitare fabriquée aux alentours de 1938 a été proposée à nouveau aux enchères via le site propstoreauction.com mais n’a pas réussi à partir, en tout cas pas au tarif souhaité par le vendeur qui a préféré annuler la vente. Peut-être que le prix de réserve élevé (autour de 70 000 livres anglaises) a dissuadé les amateurs d’acquérir une guitare n’ayant jamais appartenu à Django. Le prix était pourtant monté aux alentours de 65 000 livres…
Nous avons appris il y a quelques semaines la disparition précoce de Philippe « Doudou » Cuillerier suite à « une longue maladie ». C’est un personnage important de la galaxie Django qui s’en est allé : passeur, éducateur, animateur, créateur, formateur… Laissons la parole à Francis Couvreux qui l ‘a bien connu et a accepté que soit publié ici son bel hommage.
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Nous vivons et nous mourons sans savoir pourquoi. Doudou vient de nous quitter, emporté par le crabe à l’âge de 62 ans. Tous ceux, amis, musiciens qui ont eu la chance de côtoyer cette belle âme sont tristes. Je m’associe à la peine de sa famille, à celle de Victorine Martin, sa compagne.
Né en 1961 dans une famille de musiciens, Doudou a commencé par la guitare picking style Dadi avant d s’enthousiasmer pour la guitare jazz et la musique de Django. Dès 1984, on le voit faire ses classes aux côtés d’Angélo Debarre. Son drive impeccable en fait rapidement un accompagnateur très recherché. Il se produit et enregistre avec tous les cadors du style : Angélo, bien sûr, mais aussi Romane, Babik Reinhardt, Rodolphe Raffali, Tchavolo Schmitt, Christophe Lartilleux (Latcho Drom mais aussi Aman Michto avec deux musiciens nord africains), Patrick Saussois, Christian Escoudé, Lemmy Constantine, Ludovic Beier… Au début des années 90, Doudou fonde avec le guitariste Max Robin, le Fernando Jazz gang, formation qui met aussi en avant ses talents de chanteur ; sur fond de jazz gitano parisien pointe un crooner avec des accents à la Michel Legrand. En 94 le groupe enregistre un album qui deviendra une référence pour beaucoup d’aficionados, faisant connaitre à pas mal de monde les belles chansons en romanès de Schnuckenack Reinhardt ( Fuli tschaï, O letschto gurgo, Tu Djaial..). C’est à cette époque que je l’ai connu en programmant Le Fernando jazz gang à St Julien les villas (10) ; un homme d’une infinie gentillesse, humble, généreux, aimant plaisanter, bref très sympathique, que j’aurai chaque fois le même plaisir à retrouver lors de nombreux concerts mais aussi régulièrement sur l’ile du berceau, lors du festival de Samois.
Pionnier de la promotion de ce swing dit manouche, à une époque où il n’était pas encore à la mode, grand connaisseur de cette musique, Doudou a participé à la création de « French guitar », revue fondée par Romane, avant de diriger lui-même un petit bulletin « L’Echo des cuillères », tout ceci avant internet. N’oublions pas non plus ses talents de pédagogue (il donna des stages de guitare manouche dans tout l’hexagone).
Doudou a monté par la suite « Doudou swing », trio composé de Victorine Martin à la guitare et Antonio Licusati à la contrebasse (et parfois des invités) avec lequel il enregistra deux disques chez Frémeaux, qui font la part belle aux chansons (Doudou en a toujours écrit et il aime chanter, faire swinguer les textes avec légèreté et un ton frais, personnel) dont un destiné aux enfants « Monsieur Django et Mme Swing » (Doudou a toujours eu un feeling particulier avec les gosses). Ces dernières années il faisait partie du bien nommé Django all stars (Samson Schmitt, Ludovic Beier, Pierre Blanchard, Antonio Licusati), formation top niveau invitée chaque année aux Etas Unis. Il venait d’enregistrer « Django 70 » avec Ludo Beier et Antonio Licusati. Latcho drom mon Doudou ; tu seras toujours dans nos cœurs.
Francis Couvreux
We learned a few weeks ago about the premature passing of Philippe « Doudou » Cuillerier following « a long illness. » He was an important figure in the Django universe: a facilitator, educator, entertainer, creator, and instructor. Let’s hear from Francis Couvreux, who knew him well and has allowed his beautiful tribute to be published here.
We live and die without knowing why. Doudou has just left us, taken by cancer at the age of 62. All those friends and musicians who had the chance to know this beautiful soul are saddened. I share the grief with his family and his partner, Victorine Martin.
A pioneer in promoting this so-called gypsy swing at a time when it was not yet in vogue, a great connoisseur of this music, Doudou was involved in the creation of « French guitar, » a magazine founded by Romane, before running his own small newsletter « L’Echo des cuillères, » all this before the internet era. Let’s not forget his pedagogical talents (he conducted gypsy guitar workshops throughout the country).
Born in 1961 into a family of musicians, Doudou started with guitar picking in the Dadi style before becoming enthusiastic about jazz guitar and Django’s music. Since 1984, he was seen honing his skills alongside Angélo Debarre. His impeccable drive quickly made him a highly sought-after accompanist. He performed and recorded with all the top players in the style: Angélo, of course, but also Romane, Babik Reinhardt, Rodolphe Raffali, Tchavolo Schmitt, Christophe Lartilleux (Latcho Drom but also Aman Michto with two North African musicians), Patrick Saussois, Christian Escoudé, Lemmy Constantine, Ludovic Beier… In the early ’90s, Doudou founded the Fernando Jazz Gang with guitarist Max Robin, a band that also showcased his singing talents; amid Parisian gypsy jazz, a crooner emerged with shades of Michel Legrand. In 1994, the group recorded an album that became a reference for many aficionados, introducing a lot of people to the beautiful Romanes songs of Schnuckenack Reinhardt (Fuli tschaï, O letschto gurgo, Tu Djaial…). It was during this time that I got to know him when I programmed Le Fernando Jazz Gang in St Julien les villas (10); a man of infinite kindness, humble, generous, and fond of jokes – in short, very friendly, and I always had the same pleasure of meeting him at numerous concerts and regularly on L’île du berceau during the Samois festival.
Later, Doudou formed « Doudou swing, » a trio composed of Victorine Martin on guitar and Antonio Licusati on double bass (and sometimes guests) with whom he recorded two albums for Frémeaux, which highlighted the songs (Doudou has always been a songwriter, and he loves singing, infusing the lyrics with lightness and a fresh, personal touch), including one for children titled « Monsieur Django et Mme Swing » (Doudou always had a special connection with kids). In recent years, he was part of the aptly named Django all stars (Samson Schmitt, Ludovic Beier, Pierre Blanchard, Antonio Licusati), a top-level ensemble invited every year to the United States. He had just recorded « Django 70 » with Ludo Beier and Antonio Licusati. Latcho drom my Doudou; you will always be in our hearts.
L’émérite musicien, historien et musicologue de Jazz, Philippe Baudoin, vient de partager cette photo rare de Django Reinhardt. Exhumée après 92 ans, elle fut prise en 1931 à Cannes, au cabaret « La boîte à matelots » pour un article dans la revue Comoedia. On peut y voir de gauche à droite : Django Reinhardt (sur la fameuse guitare à double pan coupé Gomez Ramirez, hébergée au musée de la musique de Paris), Louis Vola (probablement car mentionné sur la photo mais peu reconnaissable ), Joseph « Nin-Nin » Reinhardt et Roger Chaput selon toute vraisemblance.
Outre sa nouveauté, l’intérêt de cette photo est de représenter Django Reinhardt au moment de sa vie où il découvre vraiment le jazz. Ce tournant décisif se produit grâce à une séance d’écoute de disque impromptue lors de sa rencontre avec le peintre et photographe Emile Savitry à Toulon. Django entendit Louis Armstrong, Duke Ellington… Le choc esthétique fut si grand qu’il prit sa tête dans ses mains et se mit à pleurer.
The emeritus jazz musician, historian and musicologist Philippe Baudoin, has just shared this 1931 photo, taken in Cannes at the cabaret « La boîte à matelots ». Unveiled after 92 years, we can see from left to right: Django Reinhardt (playing the famous double cut-away Gomez Ramirez guitar, housed at the Musée de la musique de Paris), Louis Vola (mentioned in the photo but not very recognizable), Joseph « Nin-Nin » Reinhardt and Roger Chaput (in all likelihood). This photo was to be published in Comoedia, september 4, 1931.
Besides its novelty, the interest of this photo lies in its capture of Django Reinhardt at the time of his life when he really discovered jazz, thanks to an impromptu record listening session during his meeting with the painter and photographer Emile Savitry, in Toulon.
Ce billet de 20 francs (ayant eu cours en France entre …) a été acheté en vente aux enchères à Boston par le propriétaire de https://www.djangoguitars.com/. Voilà une trouvaille plutôt amusante et originale… Elle rejoint le cortège des documents inédits retrouvés récemment et, aussi étonnant que cela puisse paraître, régulièrement !
Dans cette interview d’octobre 2020 au micro de Jean-Baptiste Tuzet, Line Renaud évoque quelques souvenirs des bons moments passés avec son mari Loulou Gasté et leur copain Django Reinhardt. On y apprend notamment quelques détails sur l’enregistrement de « Saint-Louis Blues » et « Bouncing Around ». Cet enregistrement mythique n’était en fait pas prévu ! Django Reinhardt et Loulou Gasté ont improvisé cette séance, juste après avoir enregistré le même jour (9 septembre 1937) aux Studios Pathé pour l’orchestre de Philippe Brun.
Line Renaud évoque également de beaux souvenirs lorsque Django venait chez elle et Loulou pour jammer. Elle se rappelle également de leurs voyages en Côte d’Azur dans le train bleu pour participer à l’émission de radio de Maurice Chevalier « This is Paris ».
In this october 2020 interview, french singer and actress Line Renaud talks to Jean-Baptiste Tuzet about her fond memories of her husband Loulou Gasté and their friendship with Django Reinhardt. We can for instance hear some interesting details about the recording of « Saint Louis Blues » and « Bouncing Around ». This legendary recording was not scheduled at all! Django and Loulou just finished a session for Philippe Brun’s orchestra in the Pathé Studios on september 9, 1937 and decided to record these two tunes on the spot.
Line Renaud also remembers intimate jam-sessions with Django and Loulou at home. She also recalls long train trips to the Cote d’Azur for Maurice Chevalier’s « This is Paris » radio show. They spent most of their time in this famous train line playing music or cards.
Je viens de perdre un ami. Tous les amoureux de Django et du jazz manouche, de la musique tsigane, du be-bop, du cool viennent de perdre un ami. Alain Antonietto était un passionné, érudit, historien de ces musiques. Vous ne le connaissiez peut-être pas mais il a fait tellement pour l’héritage culturel de Django Reinhardt et du jazz manouche. C’est peut-être grâce à lui que vous êtes tombés dedans, tant il a fait pour promouvoir cette musique et connecter ses amateurs entre eux.
Il est l’auteur du livre « Rhytmes futurs », à mon sens la biographie la plus complète de Django Reinhardt.
Recherches, articles, projets divers… L’émotion me limite dans des mots et mes souvenirs si nombreux. Il a aidé tant de musiciens, de labels, il a écrit pour « Etudes tsiganes », il a cherché et rassemblé tant de choses sur Django.
Je l’ai rencontré en 2003 grâce à Daniel Richard (merci encore Daniel). Notre premier coup de fil a duré 2 heures. J’étais fasciné, il m’a donné accès à un monde insoupçonné. Nous avons travaillé sur le coffret Django Reinhardt Retrospective 1934-53 et puis sur d’autres projets, certains malheureusement avortés (documentaire sur Django dont de nombreux rush subistent peut-être), d’autres volés (nous avions proposé en premier l’exposition sur Django à la cité de la musique, heureusement Alain fit partie de l’équipe finale).
Jusqu’à il y a quelques années, la quasi totalité de la scène manouche lui envoyait ses productions pour conseil, approbation ou simple remerciement. Il n’était pas médiatisé mais incontournable.Il partageait tant de choses avec tous les passionnés : enregistrements, documents, photos, informations… Le monde de la Djangologie et du jazz manouche lui doit énormément.
Il démystifiait aussi beaucoup de choses du passé auprès des jeunes générations.
Tous ses amis savent combien il était prolixe et généreux avec les lettres qu’il envoyait régulièrement : personnalisées, pleines d’humour, d’enthousiasme et d’espièglerie. C’était un véritable travail à plein temps pour ce professeur de dessin à la retraite toujours si vif d’esprit !
Il était un puits de science sur Django, la référence que tout le monde consultait, il faut le dire. Vous pourrez lire son livre « Rhytmes futurs » pour tout savoir sur Django dont il a connu toute la famille.
Il m’a tant donné et appris à tant de niveaux. Il sera irremplaçable. Il me reste des dizaines de lettres que j’ai gardé précieusement et que je relirai, comme si elles venaient d’arriver au courrier… promesse renouvelée de sourires, de bienveillance, de connaissance et d’esprit.
Pardonne-moi pour cet hommage maladroit, abîmé par l’émotion. Il y aurait tant d’autres choses à dire sur ta modestie et ta générosité proprement hors du commun.
Cà y est mon vieux, tu vas enfin pouvoir entendre Django dans les nuages. Profites et penses à nous. On se retrouvera.
Alain Antonietto et Patrick Saussois au festival Django Reinhardt de Samois sur Seine en 2003
I just lost a friend. All Django and gypsy jazz lovers just lost a friend. Sorry but exceptionnaly I partially used an automatic translator so that english speaking people can know about him. I’m too sad to do this myself now.
Alain Antonietto was one of the greatest specialists of Django and gypsy jazz (but also bebop, cool jazz, tsigan music). You may not know him, but he’s done so much for this music. It may be because of him that you fell in, he did so much to promote this music, preserve its memory and connect its amateurs with each other.
He is the author of the book « Rhytmes futurs », to me the most complete Django Reinhardt biography.Researches, articles, various projects…
Emotion limits me in words and my memories so many. He helped so many producers and musicians, wrote for « Etudes tziganes », bought and collected so much about Django.
I met him in 2003 thanks to Daniel Richard (thanks again Daniel). Our first call lasted 2 hours. I was fascinated, he gave me access to an unsuspected world. We worked on the Django Reinhardt box set Retrospective1934-53 and then on other projects, some unfortunately aborted (documentary about Django whose many rushe may be lying somewhere), others stolen (we had proposed first the exhibition on Django, fortunately Alain was part of the final team).
Until a few years ago, almost the entire gypsy jazz scene sent him his productions for advice or approval. It was not mediated but unavoidable.He shared so much with all the enthusiasts: recordings, documents, photos, informations… The world of Djangology and Gypsy jazz owes him a lot.
For the younger generations, he also demystified a lot of things from the past.
All his friends know how prolix and generous he was with the letters he regularly sent: personalized, full of humour, enthusiasm and mischief. It was a real full-time job for this witty retired drawing teacher!
He was a well of science on Django, the reference that everyone consulted, it must be said. You can read his book « Future Rhythms » to learn all about Django, of which he knew the whole family.
Alain was a drawing teacher. He gave and teached me so much on so many levels. He will be irreplaceable. I have dozens of letters left, which I have carefully kept and which I will reread, as if they had just arrived in the mail.
Forgive me for this awkward tribute, damaged by emotion. There would be so many other things to tell about your modesty and out of this world generosity.T
That’s it my old friend, you’ll finally be able to hear Django in the clouds. Enjoy and think of us. We’ll meet again.